Partager l'article ! Albany, le début des galères…: 1er mai, nous sommes, selon nos renseignements, au bon moment pour le début des récoltes d’olives. Alb ...
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1er mai, nous sommes, selon nos renseignements, au bon moment pour le début des récoltes d’olives.
Albany étant une grande ville, nous avons la bonne idée de chercher des magasins dans lesquels sont vendues les huiles d’olives et olives locales. 1er magasin : nous tombons sur
une vieille peau peu ouverte à nous aider ! Ce n’est pas grave, on continue.
2nd magasin, un jeune homme très sympathique nous informe qu’un de ses amis possède une ferme d’olives, mais que la saison a un mois de retard ! Aïe, un mois, c’est long ! Il prend tout de même nos numéros, au cas où son ami aurait besoin de main d’œuvre.
Une autre idée nous vient en tête : aller à l’office du tourisme de la ville. Accueillis par une gentille dame, nous apprenons qu’elle ne peut rien faire pour nous à Albany mais nous annonce qu’un fermier cherchait du monde pour ses framboises, à Frankland, à moins de 100kms au Nord. Décidés, nous prenons la route pour Frankland. Nous n’avons rien à perdre ! Arrivés dans la ville à la tombée de la nuit, nous nous retrouvons dans un trou paumé de la campagne australienne, avec pour seul magasin une superette multifonctions : poste, libraire, supermarché, librairie, …
Petite anecdote : Alors que Sylvain soulageait sa vessie contre un arbre avant le dîner, ce dernier se met à crier qu’il y avait la lune ! Nous, en bon français pouvant se moquer d’un québécois, lui rétorquons en lui demandant s’il avait déjà vu la lune et si elle existait au Québec, pour qu’il puisse crier ainsi ! Sous son insistance, nous l’avons rejoint, et avons pu voir un phénomène extraordinaire : il y avait effectivement la pleine lune mais pas seulement, elle était entourée d’un cercle lumineux incroyable ! Nous sommes restés pendant plusieurs dizaines de minutes à contempler ce phénomène magnifique sans savoir ce que c’était ! La magie de la nature !
Le lendemain, n’ayant pas l’adresse du fermier des framboises, nous demandons notre chemin : « oh c’est facile, vous prenez la première à gauche à la sortie de la ville, ensuite à droite et c’est là ! » Fastoche ! Pas tant que ça pour tout vous dire ! Embarqués à 4 dans le van de Yann, nous allons rouler pendant plus d’une demi-heure sur des chemins terreux sans jamais trouver la fameuse ferme de framboises ! Motivés, nous repartons pour la ville, à la chasse d’autres fermes ! Peine perdue : le seul fermier que nous allons rencontrer nous confirmera que la saison des olives a bien effectivement un mois de retard. Nous nous en rendrons compte par nous même lorsque nous regarderons l’état des olives noires sur les arbres : petites, vertes, en clair, loin d’être mûres !
Nous décidons tout de même de rester pour prendre notre déjeuner, durant lequel nous allons faire la connaissance de 2 français, qui ont été embauché la veille par le fermier des framboises, qui lui n’avait besoin que de 2 personnes seulement ! La poisse !
Sur le chemin du retour pour Albany, nous nous sommes arrêtés à Mount Barker, ville spécialisée dans la culture des arbres en tout genre. Qui ne tente rien à rien ! Nous allons faire plusieurs fermes et pépinières, sans succès encore ! Nous commençons à être découragés ! Nous avons pour dernier recourt les agences d’emplois, sortes de boîtes d’intérim australiennes. Autre défaite : après 5 agences, nous apprenons qu’il n’y a pas de travail pour nous.
Alors que faire : attendre sur Albany pendant un mois la saison des olives ? Partir pour chercher du boulot ailleurs ? Complètement démotivés, nous allons passer plusieurs jours à la plage, à se baigner dans une eau turquoise (qui, on l’apprendra par la suite, est l’une des plages les plus infestées de requins, oups !), à faire des châteaux de sable comme de grands enfants ! En clair, à profiter du beau temps et du moment !
Au bout d’une semaine à Albany, les garçons auront la chance de trouver chacun un job, dans un silo de blé : 12h de travail (par jour pour Sylvain) et par nuit (pour Yann) ! Excellente nouvelle pour eux ! Problème : le silo est à 250kms au Nord d’Albany. Nous devons nous séparer là. C’est donc le dimanche 10 mai que nos chemins se sont séparés, après 1 mois et 10jours de voyage ensemble ! C’est avec le cœur serré que l’on se dirait au revoir.
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