C’est dans les moments difficiles que l’on dit souvent que l’on ne pourrait pas tomber plus bas ! Et bien non ! Alors que nos portefeuilles respectifs voient nos dollars s’envoler, que nous ne trouvons pas de travail malgré notre grande motivation, que nous rencontrons de moins en moins de monde sur notre chemin, j’apprends le décès de ma grand-mère ! La malédiction continue… Je ne parlerai pas d’elle ici, ce n’est pas l’endroit ! Ce blog est dédié au voyage, au bonheur que cela représente pour nous de réaliser notre rêve de vivre en Australie ! En partie grâce à elle, j’ai appris à dévorer la vie à pleines dents, alors continuons ainsi !
Suite à cette nouvelle, nous avons quitté notre petit endroit paradisiaque pour la ville de Bunbury, à 200kms au Sud de Perth. Une ville plus grande nous donnerait plus de possibilités pour le travail et nous redonnerait peut être plus le moral !
Au matin du lundi, nous étions tranquillement en train de déjeuner, c’est alors qu’est arrivé un couple dans un van. Habituées de voir des voyageurs, nous ne prêtons pas de grande attention. Que quoi ? Ils disent quelque chose… Ils ressemblent à 2 personnes que nous avons rencontrées à Batlow, la ville où nous avons travaillé dans les pommes ! C’était effectivement Aurélie et Michel, un couple de lyonnais ! Quelle bonne surprise de les voir là ! Bunbury étant sur leur route, ils étaient simplement arrêtés pour la nuit ! Quel plaisir de voir des têtes que l’on connait! Ca fait du bien au moral en tout cas, même si ils ont reprit la route 3h après ! Regonflées à bloc, nous avons recherché toutes les agences de travail, déposer des CV, demander des renseignements dans les auberges de jeunesse, … Mais toujours rien ! On a beau se motiver mutuellement, il y a des moments où vous avait envie de tout plaquer et de reprendre la route pour Sydney ! Nous avions besoin de repos et de confort ! Nous avons donc pris la décision de passer la nuit dans un motel, même si nos finances ne nous le permettaient pas, nous en avions besoin ! Nous voilà alors à arpenter la ville à la rechercher d’une chambre pas chère ! Chose loin d’être évidente ! Au bout d’une demi heure de recherche, nous avons demandé de l’aide à une employée d’une station essence, qui s’est avérée être un ange avec nous : imaginez qu’elle a sorti son bottin et a appelé tous les motels afin de connaître les prix les moins chers… ! Le tout avec un sourire incroyable et une aimabilité dont tout le monde devrait prendre exemple ! Elle nous a aidé sans rien demander en échange, un amour cette Jill !
Nous avons donc passé la nuit dans un motel, dormi dans un vrai lit, pas sur un matelas pourri, dans des vrais draps, pas dans un duvet, pris une vraie douche chaude, pas froide, regardé la TV, chargé tous nos appareils électroniques (pc, appareils photos, téléphones, …), bu un thé chaud offert par la maison… Une nuit dont en rêvait depuis longtemps ! Requinquées, propres, fraîches, nous voilà fin prêtes à continuer nos recherches ! La journée a, au final, beaucoup ressemblée à la précédente et nous n’avons eu à faire qu’à des refus ! Que faut-il faire pour qu’on nous embauche ? De plus, le mauvais temps venait s’ajouter à toutes ces galères … Courage, courage, vous allez nous dire ! Bien sûr ! Mais là, nous avons les « lâche qui nerfs » comme dir ait mon amie Rachel ! La pluie et le vent sont les pires ennemis du voyageur : étant donné que nous dormons dans la voiture, le bruit, les secousses de la voiture sont insupportables et vous empêchent de trouver le sommeil … Il est évident que quand cela commence, ça ne s’arrête pas au bout de 2h mais après 5jours ! Nous nous sommes donc retrouvées très fatiguées au bout de 5jours, le moral aussi gris que le temps, mais toujours motivées quand même à se sortir de cette situation. Nous avons alors repris les recherches, cette fois en visant plus large dans la région et dans les domaines d’emplois : femmes de ménage dans les hôtels et motels, employées dans les routiers, … Tout ce qui était dans nos capacités ! Mais, … (Vous pouvez vous-même continuer la suite...)… Encore un échec ! Toujours un échec ! Le doute s’installe et nous commençons à nous poser des questions : partir de l’état, continuer dans nos recherches, attendre la bonne saison, … ? Que de questions, auxquelles beaucoup de personnes n’arrivent pas à nous répondre !
Après une longue conversation et beaucoup de réflexion, nous avons trouvé 2 raisons aux difficultés que nous rencontrons : d’une part, il y a beaucoup trop de voyageurs, dans la même situation que nous, « des backpackers » comme on dit ici, ce qui réduit de beaucoup nos chances. Trop de monde pour les jobs que nous recherchons ! Et d’autre part, nous nous rendons compte, dans les différents médias, que l’Australie commence à être touchée par la crise économique ! Les australiens commencent à avoir peur pour leur emploi, pour leurs finances,… ! Durant toute sa vie, il n’est pas rare qu’un australien change à plusieurs reprises d’employeurs et d’emplois ! Aujourd’hui, les gens gardent leur emploi actuel et ne vont voir ailleurs, de peur de ne pas retrouver autre chose ! Donc une femme de ménage reste dans son hôtel, une serveuse reste à son bar, …
Aujourd’hui, mercredi 27 mai, nous avons rebroussé chemin vers Magaret River, sachant que la saison de la coupe des arbres allait commencer dans 3 jours. Après la récolte, il faut attendre un mois pour commencer à tailler les arbres, afin de permettre une bonne repousse des fruits.
Motivées, certaines d’avoir enfin un travail, le sourire aux lèvres, contentes de nous dire que la galère est terminée, on nous annonce que la coupe (appelé « pruning », en australien) aurait un retard d’au moins 2 ou 3 semaines. Le mauvais temps n’étant pas assez présent apparemment ! Excusez par avance : Put.. de Mer…
Là, c’est le ponpon ! La crise de nerf est proche, les sourires sont crispées, l’appétit est loin d’être présent, … Nous n’en pouvons plus ! Nous ne pouvons nous imaginer retourner maintenant en France, nous n’avons fait qu’un tiers de notre voyage, nous n’avons vu que si peu de choses mais si nous ne nous renflouons pas rapidement, cela restera notre ultime solution, malheureusement !
Nous réfléchissons beaucoup à ce que nous devons faire : rester 2 ou 3 semaines encore et attendre le pruning à Margaret River (ce qui veut dire que nous devons trouver des occupations, chose difficile sans argent… !) ou prendre la route en faisant plus de 3000kms pour quitter ce maudit état qui nous porte tant malheur ?
Je vous avouerai que nous sommes plus portées sur la 2ème solution. A voir…
Ouf nous sommes sauvées ! Et heureusement, car, bien que nous ayons suivi le manuel, le Crick était à la mauvaise place et ne risquait pas de surélever la voiture ! C’est un
signe, nous devons quitter cette ville !
1er mai, nous sommes, selon nos renseignements, au bon moment pour le début des récoltes d’olives.
Albany étant une grande ville, nous avons la bonne idée de chercher des magasins dans lesquels sont vendues les huiles d’olives et olives locales. 1er magasin : nous tombons sur
une vieille peau peu ouverte à nous aider ! Ce n’est pas grave, on continue.
Une fois parés à prendre la route : glacières pleines de nourriture, jéricanes pleins d’eau (très importants
en Australie !),
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